Engager votre exploitation dans un modèle de durabilité tout en relevant les défis de demain, c’est l’objectif de nos conseillers en agronomie. Grâce à une approche innovante fondée sur l’agriculture régénérative, Philippe Rabiller vous accompagne pour remettre le sol et son écosystème au cœur de vos pratiques. Fort de 25 ans d’expérience, il nous démontre comment l’agronomie devient un levier de performance et de durabilité pour votre système de production agricole.
On entend beaucoup parler d’«approche innovante» ou d’«agriculture régénérative». Concrètement, Philippe, comment définis-tu ton action chez Cerfrance ?
L’innovation consiste à mettre le sol au centre du conseil. Mon approche consiste à aider l’agriculteur à mobiliser des leviers concrets pour construire un système de culture à la fois performant économiquement et robuste face aux aléas, qu’ils soient climatiques ou liés à la pression des bioagresseurs. Baisser la dépendance aux énergies fossiles et stocker du carbone font aussi partie de notre approche.
Quant à l’agriculture régénérative, c’est une approche globale. Il s’agit de restaurer les fertilités physique, biologique et chimique du sol. L’agriculture régénérative introduit une notion de durabilité du système et nous permet de regarder à plus long terme. C’est une démarche où l’on avance pas à pas, un sol mieux structuré permet un meilleur enracinement, donc un meilleur accès à l’eau et aux éléments minéraux. D’ailleurs, pour être honnête, je n’utilise pas forcément ce terme quand je discute avec mes clients au bout du champ. Je préfère parler de rendement et de marge, car c’est ce qui fait vivre l’agriculteur.
En Mayenne et en Sarthe, nous avons la chance d’avoir une vraie complémentarité élevage-cultures. Les apports d’effluents d’élevage, ainsi que les prairies assolées alimentent les fertilités et facilitent le processus de régénération. Et à l’inverse les épandages, les récoltes de grain et fourrage créent parfois des tassements qu’il faut aussi intégrer dans la stratégie de régénération.
Quels sont les besoins qui amènent un agriculteur à te solliciter ?
En général, c’est l’indépendance du conseil qui est recherchée en premier lieu. Ensuite, il faut être très clair, l’agriculteur recherche de la performance économique sur son exploitation, il me sollicite pour mettre en place des leviers sur le système de cultures et fourrages.
J’accompagne donc des exploitations performantes qui cherchent encore à innover, mais également des situations plus difficiles où l’agronomie permettra de trouver une meilleure rentabilité. Dans ce cas, on s’appuie sur les conseillers d’entreprise Cerfrance.
Pour chaque exploitation, on commence par comprendre les objectifs et les pratiques de l’agriculteur, puis on met en place une stratégie sur la rotation, le travail du sol, la fertilisation, ou encore les couverts végétaux par exemple.
Les problématiques les plus fréquentes chez mes clients :
- S’adapter au changement du climat.
- Stabiliser les rendements.
- Homogénéiser la productivité des parcelles.
- Réduire la dépendance aux intrants (engrais azotés, GNR, phytos).
- Déplafonner les rendements et identifier les facteurs limitants.
- Maîtriser les charges opérationnelles pour retrouver de la marge.
- Maîtriser les charges de structure en réduisant le travail du sol.
- Gérer la pression des bio-agresseurs (ravageurs, maladies, adventices).
Peux-tu nous parler de ton parcours et de ce qui fait ta force aujourd’hui ?
J’ai derrière moi 20 ans d’expertise en agronomie, dont une grande partie passée en Chambres d’Agriculture (Vendée puis Sarthe) avant de rejoindre Cerfrance il y a 4 ans.
Ce qui m’a convaincu chez Cerfrance, c’est la possibilité d’associer l’agronomie à une vision globale de l’entreprise. Notre conseil est polyvalent, on part de l’analyse de la structure du sol pour aller jusqu’à la rotation des cultures et la gestion des bioagresseurs, tout en gardant un regard constant sur l’économie.
Notre approche peut créer un peu d’incertitudes en faisant évoluer les habitudes de travail, mais les agriculteurs savent s’adapter. Mon rôle, au-delà de la technique, c’est donc d’apporter de la sérénité. Sur une cinquantaine d’exploitations suivies, j’apporte le recul nécessaire pour sécuriser les décisions de l’agriculteur. Il sait qu’il peut compter sur quelqu’un qui a une vue d’ensemble pour valider ses choix.
Vers quels résultats orientes-tu tes clients ?
J’utilise des indicateurs concrets de performance durables :
- Une structure de sol stable dans le temps.
- Un sol le plus couvert possible.
- Des couverts performants et adaptés au système.
- Une stabilité des rendements quelle que soit l’année climatique.
- Une cohérence entre les intrants investis et le rendement obtenu.
- Une qualité des grains et fourrages, avec l’appui de nos conseillers en élevage.
- Des analyses de terre équilibrées (correction des carences et des excès).
Comment se déroule concrètement le suivi sur une année ?
L’accompagnement est défini par rapport à la campagne culturale, du 1er septembre au 31 août. Le conseil est individuel et personnalisé.
Je commence par un diagnostic des pratiques, puis je définis un plan d’action sur 4 à 5 ans, que je réévalue sans cesse. Je suis présent sur le terrain environ tous les deux mois pour ajuster les décisions au moment des prévisions d’assolement, des achats d’intrants, de la préparation du sol, ou des analyses de terre.
Ce qui est passionnant, c’est que les agriculteurs deviennent acteurs de leur propre transition. Ils font leurs expériences, testent des techniques et, finalement, trouvent leur propre chemin dans cette agriculture régénérative.
Pour moi, l’agronomie est une réalité de terrain. Voici d’ailleurs trois cas concrets où notre équipe d’agronomes a su actionner des leviers de rentabilité chez nos clients :
➡️ Cas concret n°1 : reprendre le contrôle sur les charges opérationnelles d’une exploitation de 150 hectares en polyculture-élevage (vaches allaitantes).
L’agriculteur me sollicite parce qu’il trouve ses charges opérationnelles sur cultures trop élevées.
Nous avons commencé par remettre à plat les prix de tous les fournisseurs. En parallèle, j’ai construit avec lui des itinéraires techniques économes et performants.
En conservant le même niveau de rendement, nous avons dégagé 23 000 € d’économies sur les charges. Cette somme vient augmenter la marge brute globale de l’exploitation en complément d’une bonne performance de l’atelier d’élevage. Avec une meilleure maîtrise des charges de structure, c’est la valeur ajoutée qui progresse.
➡️ Cas concret n°2 : transformer une interculture courte en ressource fourragère pour un élevage laitier et cultures en conventionnel.
L’enjeu était de produire un fourrage opportuniste entre deux cultures principales, sans augmenter le travail en été.
Nous avons conseillé d’associer du colza à du trèfle violet. Le trèfle s’est exprimé après la récolte du colza et le broyage de ses chaumes.
Une belle réussite ! L’agriculteur a récolté 3 tonnes de matière sèche de trèfle violet puis semé son blé en semis direct. Résultat : un rendement de blé plus élevé sans travail du sol et une facture d’azote minéral en baisse.
➡️ Cas concret n°3 : mettre en place un couvert de légumineuses à haute densité pour piéger les nitrates et fertiliser la culture suivante sur un captage prioritaire.
Entre céréale et maïs, nous avons expérimenté un moyen efficace de couvrir le sol, piéger les nitrates et si possible de fertiliser naturellement la culture suivante.
Nous avons donc mis en place un couvert de légumineuses à haute densité lors de l’interculture longue.
Nous avons observé une nette augmentation du rendement du maïs suivant, grâce aux légumineuses. C’est la preuve du potentiel de ces plantes à mobiliser la biologie du sol dans les systèmes de culture en alternative aux intrants.
Quel est le meilleur moment pour faire appel à tes conseils ?
Le bon moment, c’est dès que l’agriculteur ressent qu’il investit sans obtenir le retour sur investissement espéré. Ou encore, lorsqu’il souhaite réduire sa dépendance aux engrais minéraux et sa consommation de carburant.
Dans tous les cas, l’agriculteur reste le maître à bord et nous formons une équipe. Sa technicité alliée à mon regard d’expert, c’est la clé du succès pour bâtir une exploitation plus résiliente.
Pourquoi choisir Cerfrance Mayenne – Sarthe pour vous conseiller en agronomie ?
Parce que chaque exploitation agricole est unique, notre équipe de 6 conseillers en agronomie vous accompagne avec une méthode globale et indépendante pour remettre le sol au centre de votre réussite.
Voici nos 4 piliers fondamentaux pour sécuriser vos choix et améliorer durablement vos résultats :
1. L’indépendance du conseil
Notre métier est le conseil et non la vente de fournitures. Cette indépendance vous garantit des préconisations uniquement orientées vers votre intérêt et la rentabilité de votre exploitation.
2. L’innovation par la preuve
Avant de vous être proposés, nos itinéraires techniques sont testés localement sur nos propres parcelles d’essais. Cette méthode permet de vous apporter des solutions concrètes, mesurables et parfaitement adaptées à notre territoire.
3. Un pilotage global et personnalisé
Notre approche croise la technicité pure avec la réalité économique de votre entreprise pour un suivi personnalisé à chaque stade de la campagne.
4. Une expertise locale pointue
Nos conseillers en agronomie sont des spécialistes de la Mayenne et de la Sarthe. Ils maîtrisent les spécificités de vos sols et de votre climat pour vous aider à atteindre vos objectifs de production et de marge.
Des questions, un conseil ?
Appuyez-vous sur l’expertise technique de notre équipe pour construire un système de culture robuste, rentable et adapté à votre exploitation.